le château de
Bois-le-Vicomte
d’après le plande Gomboust (1652)
Fiche d’identité
Nom : Mitry-Mory Région
: Ile-de-France Département :
Seine-et-Marne Superficie du département
: 5916,65 km2 Préfecture :
Melun Sous-Préfecture : Meaux Canton : Mitry-Mory
Superficie : 2995 hectares Altitude : entre 59 et 76 mètres Distance à vol d’oiseau Mitry-Bourg
et Mory à Mitry-le-Neuf : 2,5 km Population : 17 571 habitants (estimation 2005)
Les armoiries de la ville
le blason : " d’or à
deux pointes de gueule formant un M, accompagnées en chef d’une
croix de Saint-Lazare de sinople, et en pointe d’un écusson
d’argent à trois chevrons de gueules ".
Symbolique de la composition :
Blason : les deux pointes formant un M concrétisent l’initiale
de Mitry-Mory. En chef de
l’écu, la croix de l’ordre de Saint-Lazare symbolise
la léproserie dédiée à ce saint. A la
pointe de l’écu, l’écusson représente
les armes du cardinal du Plessis de Richelieu qui
résida au château de Bois-le-Vicomte, tout proche.
Les ornements extérieurs :
l’écu timbré de la couronne murale à trois
tours d’or, crénelée, maçonnée et
couverte de sable, est soutenu par deux gerbes de blé d’or
croisées en pointe en sautoir et liées de
sinople.
Ornements extérieurs :
la couronne murale à trois tours est le symbole que portaient
les déesses grecques tutélaires des cités.
Les gerbes de blé soutenant l’écu traduisent le
latin " Médium triciti " (au milieu du blé
froment) signification ancienne de Mitry.
Un peu d’histoire
Mitry et Mory, autrefois villages séparés,
sont vraisemblablement d’origine gallo-romaine, leurs noms dévirés
de " Mintriacum " et de " Mauracum " (domaine
de Mintrius et de Maurius) semblent soutenir cette thèse.
Dès les XII et XIIIe siècles, Mitry fut doté
-sans doute par le Comte de Dammartin- d’une maladrerie à
la sortie du village et d’un Hôtel-Dieu en son centre.
En 1695, Louis XIV réunit leurs biens et revenus pour fonder
un hôpital. Bossuet lui-même vint y installer deux soeurs
de la Charité en 1698. Elles devaient s’occuper des malades
et instruire les petites filles pauvres. Elles tiendront l’école
des filles jusqu’en 1904. Au XIXe siècle, cette fondation
hospitalière deviendra bureau de bienfaisance.
Le patrimoine historique
Aux XVI et XVIIe siècles, la paroisse de
Mitry décide d’abord de reconstruire la chapelle qui
se trouvait à l’emplacement de l’actuelle église
Saint-Martin, puis elle l’agrandit et sous Louis XIII, la flanque
de la tour massive que nous lui connaissons. La flèche octogonale
qui la surmonte s’élève jusqu’à la
hauteur de 40 mètres. Son chevet est fait d’un mur plat
contre lequel s’appuient, de part et d’autre du choeur,
des chapelles frontales. Elle sera classée monument historique
le 18 juin 1973.
En 1641, la Fabrique commande aux Frères de Héman
(facteurs d’orgues réputés) la construction
d’un orgue considérable. Il sera terminé en
1651 par les facteurs Lefèvre et Désenclos. La sculpture
du buffet est confiée au menuisier du roi Germain Pilon.
Cet orgue imposant sera payé avec les deniers de la paroisse.
En 1630, au sud-est du territoire de la commune, un vaste domaine,
Bois le Vicomte, est acheté par le Cardinal, duc de Richelieu
à qui le Comte de Dammartin, duc de Montmorency, vient de
vendre ses terres de Mitry. Richelieu fera embellir, agrandir et
décorer le magnifique château qui s’y trouvait
par les célèbres artistes dont il aimait s’entourer
: Le Mercier, Vouet, Champaigne...
En 1816 ...
C’est à Bois le Vicomte que se réfugièrent
les habitants d’alentour quand, en 1652, les mercenaires du
duc de Lorraine sévirent dans la région. C’est
également à Bois le Vicomte que les pasteurs calvinistes
venaient prêcher au temps de la famille d’Hervart.
Saccagé par les invasions de 1814 et 1815, le château
fut démoli.
La vie à Mitry et à Mory était encore au XVIII
siècle exclusivement conditionnée par la culture du
blé et outre les artisans et les commerçants, leur population
était faite d’ouvriers agricoles.
En 1790, sur les 1 330 habitants de Mitry, on comptait 594 pauvres
et indigents.
Mitry-Mory, une et indivisible
En 1839, Mory est rattaché à Mitry.
La nouvelle commune de Mitry-Mory est née.
Elle totalise 1 478 habitants.
Avec l’installation d’un réseau routier auquel
nous étions encore habitués en 1950, l’établissement
de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons (1861), l’édification
de la fabrique de sucre (1864), la construction de la halte de Villeparisis
(1883) et de l’école des garçons du Bourg (1883),
Mitry-Mory s’achemine vers le XXe siècle.
La guerre de 1914, pendant laquelle Mitry-Mory jouera un rôle
de base-arrière, lui coûtera 70 de ses enfants.
Tout de suite après, c’est l’explosion urbaine.
Un phénomène social est apparu : la construction de
lotissements autour de la capitale. Mitry-le-Neuf et les Acacias
naissent.
Evolution de la population
1901 : 1 758 habitants;
1940 : 7 007;
1968 : 13 203;
1975 : 13 800;
1990 : 15 475
et 1999 : 16 869.
Continuité politique
Le 10 mai 1925, le premier conseil municipal présenté
par le Parti communiste est élu. Depuis cette date, la municipalité
à direction communiste a été reconduite hormis
pendant la 2e guerre mondiale, période où elle fut
remplacée par une délégation spéciale.
A partir des années 50, une mutation importante s’effectue.
Mitry-Mory, commune rurale et agricole, devient cité urbaine
et industrielle.
La ville de Mitry Mory est née du regroupement de deux bourgs,
Mitry et Mory, en 1839 et compte 1478 habitants en 1841
· 1815, création du canal de l'Ourq
· 1861, Création de la voie de chemin de fer et de la gare
de Mitry Claye, celle de Mitry le Neuf 20 ans plus tard
· 1925, construction de la cité des Cheminots
· 1920, marque le début des constructions de lotissements
à Mitry le Neuf et aux Acacias qui ont gardé le nom des
lotisseurs de l'époque : Paris
Village, Boursière...
· 1960, début des constructions de logements sociaux collectifs
· 1970, implantation de l'aéroport
· 1990, approbation du Plan d'Occupation des Sols
Elections des maires à Mitry-Mory
- Marcel Chevremont : mai 1925 à septembre 1939
- Septembre 1939, délégation spéciale nommée par Vichy
- 1945 : Albert Semat
- 1949 : élection André Carrez
- 1971 : élection Noël Fraboulet
- 1992 : élection Jean-Pierre Bontoux
- 2005 : élection Corinne Dupont